16/05/2022

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La cérémonie de commémoration du 8 mai 1945

 
Le ciel est couvert et le temps est humide et frais, mais beaucoup de participants sont venus pour célébrer le 77ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945 contre l’Allemagne de Berlin.
Il y a les villageois, les enfants des écoles avec leur enseignante, la fanfare municipale, les pompiers, un représentant des anciens combattants et Madame FUMERY, Conseillère départementale.
 
Après le dépôt de gerbe au pied du monument des Anciens Combattants de la commune, Monsieur le Maire lit le message de Madame Geneviève DARRIEUSECQ, Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants.

Les enfants lisent ensuite la biographie de Monique de l’Odéon :
Qui était cette femme au courage exceptionnel ?
Eugénie Valois est née à Haudivillers le 18 juillet 1917.
Elle s'installe à Paris à 15 ans pour y travailler dans le milieu de l'hôtellerie. Pendant l'Occupation, elle prend la direction d'un restaurant, le Celtic, où se réunit régulièrement un groupe de résistants parmi lesquels Jacques Chaban Delmas.
Elle entre alors en résistance au sein du groupe action Armada et devient Monique de l'Odéon.
Arrêtée en mars 1944 à la suite d'une dénonciation, elle est emprisonnée puis déportée en juillet 1944 à Ravensbruck puis à Neubrandenburg. Libérée en avril 1945, elle rentre en France pour se soigner et reprend une activité tout en s'occupant bénévolement d'un bureau de bienfaisance dans le IV e arrondissement. Elle sera par la suite chargée des relations sociales auprès de Jacques Chaban-Delmas, alors Premier ministre.
Elle a écrit plusieurs ouvrages comme « les Racines de la liberté » et « Une vie après les camps ».
« Pour elle, oublier, c'est s'exposer au risque de retomber dans les griffes du mal, indique Thierry Terrier. Ce livre est comme un testament à transmettre aux générations futures. »
Grand officier de la Légion d'honneur, elle a été élevée à la dignité de grand-croix dans l'ordre national du Mérite.
 
Une minute de silence, puis le cortège se forme pour se recueillir, accompagné par la fanfare, devant la plaque de rue des   résistants morts pour la France, Jacques BOULANGER, Raymond VALOIS, puis Emile HAINAUT.
 
Un verre de l’amitié est ensuite partagé dans la salle Monique de l’Odéon.

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