Histoire

Haudivillers : une brève histoire dans le temps

La Commune d’Haudivillers est une des 20 communes constituant le canton de Nivillers, créé en 1790 en même temps que les départements.

Au fil du temps, Haudivillers s’est appelé successivement : Haudivillare, Hildinivillare, Houdivillers, Audiviller, Haudivillé, Haudivilliers, Haudiviller. Les habitants d’Haudivillers sont des Haudivillois, mais à l’époque de Hildinivillare, nous ne serions le dire, peut-être des Hildinivillarois ? Finalement ce n’est pas plus mal d’avoir changé de nom !

Au Xème siècle, Haudivillers est donnée au Chapitre* religieux de Beauvais et devient une des 4 grandes mairies du Chapitre et à ce titre devient un site où sont construites des prisons qui seront d’ailleurs rebâties en 1452. Ce n’est plus ainsi que nous accueillons de nouveaux habitants aujourd’hui !

Les habitants étaient en grande majorité des serfs qui avaient pour tâche par exemple de mener le grain à moudre au moulin de Voisinlieu à Beauvais.

L’église d’Haudivillers est d’ancienne fondation – 11 ou 12ème siècle ? – et a subi bien des dégradations et des reconstructions successives. Les contreforts ont été construits en 1726 et 1768, le clocher a été reconstruit vers 1770.

Le cimetière était accolé à l’église – sur l’emplacement actuel du parking devant les garages municipaux – et a été déplacé par la suite, faute de place mais aussi parce qu’il était surélevé et amenait de l’humidité contre les murs de l’église.

Au XIXème siècle, nous avions deux tuileries, un four à chaux et deux moulins à vent.

La population était de 560 habitants en 1720 et de 701 en 1821, répartie entre 376 de sexe féminin et 325 de sexe masculin. Trois habitants seulement avaient 80 ans et plus et 25 dépassaient les 70 ans soit 3.57% contre environ 8 à 10 % aujourd’hui.

A noter qu’en 2011, nous comptions 801 habitants dont 397 femmes soit 49.56% contre 53.64% en 1821. Les 404 hommes d’aujourd’hui représentent 50.44 % de la population contre 46.36 % en 1821.

Le nombre de naissances entre 1822 et 1826 s’élève à 81 mais le nombre de décès est de 98 pour la même période. Louis Graves* explique ce solde négatif du fait des nombreux incendies qui se déclaraient à partir des toits en chaume des habitations en bois et qui ont fait de nombreuses victimes. 35 incendies ont éclaté dans le canton en 10 ans (entre 1817 et 1826). L’autre facteur qui vient creuser le solde négatif naissances/décès découle du fait que toutes les naissances n’étaient pas déclarées.

Les noms de famille les plus répandus étaient : Lefevre, Roussel, Fournier, Mullot, Regnier, Davesne, Boullet, Petit, Legrand, Tallon, Levasseur, Dubos, Courtois, Pillon, Fortin, Boullanger, Duval, Caron,…

Et oui, il n’y a pas de Dupon t ou d, ni de Durant !!!

Chapitre* : assemblée composée d’ecclésiastiques, (chanoines,…) qui régissait la vie publique

Louis Graves* : secrétaire général de la préfecture de l’Oise entre 1828 et 1842 qui a fait paraître une étude sur les cantons de l’Oise en 17 volumes entre 1830 et 1859.